25 juin 2009
En pause
Je vais fermer pour quelques jours de vacances
les volets verts de ma maison
et délaisser mes rosiers en fleurs....
Si vous passez par là, donnez leur un arrosoir d'eau fraîche
de temps en temps ! :)

Je ne vous oublie pas et vous retrouve très vite !

24 juin 2009
Rose Thé
Roses thé, mes préférées,
sans fioritures, toutes en simplicité,
un peu effeuillées,
pleines de générosité,
Graciles étamines
lovées dans la soie des pétales froissés
J'aime le crème de ces roses d'été...
23 juin 2009
Ciboulette
HMMMM !... ça sent bon dans le jardin... avant d'embaumer la cuisine !
Recette de la soupe froide aux courgettes et à la ciboulette
Préparation : 10 minutes
Cuisson : 15 minutes
Repos : 2 heures
Très Facile
Bon marché
Ingrédients pour 4 personnes
3 courgettes
3 echalotes
20 g de beurre
1 cube de bouillon de volaille
50 cl d'eau
50 g de fromage ail et fines herbes (type boursin)
quelques brins de ciboulette
poivre
Lavez les courgettes. Coupez-les en rondelles. Pelez et émincez les échalotes.
Faites fondre le beurre dans une cocotte. Ajoutez les échalotes. Dès qu'elles sont transparentes, ajoutez les courgettes. Emiettez le bouillon cube dessus. Mouillez avec l'eau. Laissez cuire 10 minutes.
Passez les courgettes au mixeur. Ajoutez le fromage. Poivrez. Mettez au frais 2 heures.
Servez froid avec de la ciboulette ciselée.
22 juin 2009
La semaine en images : 15-21 juin 2009
Il y a eu de la pluie et du soleil,
des fleurs violettes qu'on a envie de regarder de près,
une belle rencontre et des rires échangés,
et puis, toujours, "je me souviens..."
19 juin 2009
Je me souviens... # 2
Il y a quelques temps, vous avez aimé mes "je me souviens", alors j'ai continué le voyage de la mémoire. Et puis je me suis dit que vous aimeriez peut-être m'accompagner...
Quand s'approchent à grands pas les "grandes vacances", je redeviens un peu la petite fille que je fus il y a... quelques quarante ans, mais que je continue toujours à être au fond de moi...
des odeurs, des images vues, des cris d'enfants croisés au bord de ma route,
alors, je me souviens...

Je me souviens
que nous étions alors dans ce que l'on appellerait plus tard les "sixties"
Je me souviens
que j'avais deux soeurs plus jeunes que moi, et que j'étais donc l'aînée
Je me souviens
que mes parents travaillaient tous les deux et que les journées étaient longues
Je me souviens
que les grandes vacances commençaient à la maison, car nous ne partions pas tout de suite chez notre grand-mère
Je me souviens
que nous habitions dans une ville toute en longueur et que mes parents louaient un appartement dans une maison bourgeoise
Je me souviens
qu'il y avait un balcon garni de jardinières de géraniums pour accéder à la porte d'entrée
mais qu'il était trop étroit pour que nous puissions jouer dessus
Je me souviens
qu'il y avait un long couloir en entrant
Je me souviens
que j'avais une chambre pour moi toute seule et qu'elle était à gauche en entrant,
Je me souviens
que mon lit était dans un meuble d'angle qu'on appelait "cosy"
et qu'il y avait, comme dans toutes les pièces, une cheminée "décorative" qui ne fonctionnait plus, fermée par un volet de métal noir que je m'amusais parfois à relever un peu
Je me souviens
que dans la cuisine se tenait la chaudière à charbon à coté de la gazinière
et que nous n'avions pas le droit d'y toucher
Je me souviens
que parfois l'été, il y avait une bouteille de limonade dans le réfrigérateur
et que j'aimais en ouvrir le bouchon métallique à ressort
Je me souviens
que cette boisson avait pour nous un goût de bonheur et d'été
et qu'il ne fallait pas "en abuser"
Je me souviens
que devant la fenêtre de la cuisine, il y avait le "fil à linge" et qu'on ne devait pas passer dessous
Je me souviens
que notre appartement était au 2ème étage côté rue, mais seulement au 1er côté cour
Je me souviens
que la cour appartenait aux propriétaires et que nous n'avions pas le droit d'y aller les premières années
Je me souviens
qu'un jour, jugeant que nous étions des "enfants sages", nous avons eu la permission de rejoindre leur petite-fille qui avait notre âge et d'y partager ses jeux
Je me souviens
qu'elle s'appelait Florence et que nous trouvions ce prénom snob
Je me souviens
qu'il y avait là une buanderie et qu'on y jouait à la dînette
Je me souviens
que Florence avait toute une collection de boîtes de glaces en métal souple vides qui lui servaient de plats
Je me souviens
que nous pensions qu'elle avait de la chance et cela nous faisait envie, alors que nous n'avions pas de congélateur à cette époque et donc pas de glaces à déguster à domicile
Je me souviens
qu'à cette époque on rêvait de pouvoir un jour manger des glaces au nom magique : "Koukoulina", qui étaient vertes sur les publicités
Je me souviens
que la réclame disait : "Koukoulina, la glace à truc", et que ça la rendait encore plus appétissante

Je me souviens
que nous jouions parfois dans cette même cour dans une grande laurière aux branches protectrices
qui formaient autant d'étages et de cachettes
et que nous y imaginions une maison
Je me souviens
qu'il y avait des hortensias et des pivoines couleur rose fuschia que je trouvais magnifiques
Je me souviens
que la maison des propiétaires dominait la cour et notre balcon
et qu'elle avait une terrasse avec une balancelle, ce qui était pour nous le comble du luxe
Je me souviens
que nous traversions leur jardin pour rejoindre notre garage
et qu'on allait vite, comme si nous étions en faute
Je me souviens qu'au-dessous de notre appartement il y avait un cabinet médical
et qu'il ne fallait pas faire de bruit pour ne pas déranger le docteur et ses patients
Je me souviens
que nous les voyions sonner, puis passer sous le balcon, puis ressortir quelque temps après sans jamais les croiser
Je me souviens
que l'appartement était dans une rue sans magasins
et que la route était longue jusqu'à l'école

Mon école au début du siècle. Aujourd'hui, elle n'existe plus...
Je me souviens
qu'il y avait un grand escalier commun pour accéder à l'appartement,
d'abord extérieur, en pierre, puis intérieur, en bois,
et des boîtes aux lettre dans le hall
Je me souviens
qu'à mi-hauteur de l'escalier extérieur, il y avait la cave dans laquelle on stockait le charbon
Je me souviens
qu'on n'aimait pas y aller, parce que c'était sombre et qu'on avait un peu peur
Je me souviens
qu'un jour d'été, alors qu'on s'ennuyait parce que nos cousines étaient déjà en vacances chez notre grand-mère, on avait inventé un jeu dans l'escalier en bois
Je me souviens
qu'il fallait envoyer une petite balle sur chaque marche du bas vers le haut, et la récupérer, de plus en plus haut, et en comptant avec le "virage" de l'escalier
Je me souviens
que soudain la porte vers l'extérieur s'est ouverte
que la lumière et le soleil sont entrés d'un coup dans l'escalier sombre
et que c'était nos cousines qui venaient nous chercher avec leurs parents
Je me souviens
que je me suis dit que je n'oublierais jamais cette surprise
Ma classe de CP...
Je me souviens
que dehors, côté rue, il y avait une autre cour avec un immense camélia qu'on n'avait pas le droit de toucher
et que je trouvais que ces fleurs étaient le summum du raffinement
Je me souviens
qu'une année, accoudées à la balustrade de cette petite cour, nous avons vu passer le Tour de France
et la caravane publicitaire qui le précédait
Je me souviens
que mon père était sorti exprès plus tôt du travail et qu'il était allé dans la rue pour nous attraper des casquettes jaunes
Je me souviens
qu'il n'avait pas pu en avoir une pour chacune de nous
Je me souviens
que plus grandes, nous regardions la télévision l'après-midi et que nous notions les résultats des étapes pour les lui annoncer avec fierté et importance lorsqu'il rentrait du bureau
Je me souviens
qu'un certain soir de l'été 1969 il est venu me réveiller pour regarder en direct à la télévision sur l'écran noir et blanc d'étranges bibendums qui sautaient drôlement
Je me souviens
qu'il nous a dit que c'était un moment historique et que je ne mesurais pas à quel point notre univers venait de s'agrandir à travers cette petite lucarne
Je me souviens
que grâce à lui j'ai passé de longs moments à quatre pattes sur le tapis à lire le journal
et que j'ai gardé l'habitude de cette lecture quotidienne jusqu'à aujourd'hui, même si je le lis différemment maintenant

Je me souviens
que mon père nous rapportait quelquefois du marchand de journaux des illustrés qu'on appelait des "rigolos",
et que nous les lisions avec délectation ensuite avec nos cousines à l'ombre chez ma grand-mère lorsqu'il faisait trop chaud pour jouer, sans jamais nous lasser même lorsque c'était la xième fois que nous redécouvrions les aventures de Mickey ou des Pieds-Nickelés
Je me souviens
du porte-revues en fer forgé noir dans le salon à côté des fauteuils en skaï et tissu rouge et noir qui seraient furieusement "vintage" aujourdhui
et des Modes et travaux de ma mère qui côtoyaient les Femmes d'Aujourd'hui et les Paris-Match
Je me souviens
que j'aimais y découper les encarts cuisine
et que je les ai encore soigneusement conservés aujourd'hui à côté de mes livres de cuisine
Je me souviens
que je collectionnais et découpais aussi les robes de mariées qui me faisaient rêver
et que je les mettais dans un classeur bleu à tirettes
Je me souviens
que mon père aimait lire et qu'il aurait voulu que je lise Croc-Blanc parce que ce roman l'avait fait rêver enfant
et que je ne l'ai jamais lu
Je me souviens...
avec douceur et mélancolie, avec du chagrin parfois mais du bonheur aussi,
et toutes ces ombres du passé sont là, plus présentes que jamais,
et elles m'accompagnent, protectrices et bienveillantes
Je me souviens,
et ce voyage semble ne pas avoir de fin...
à suivre....
Peut-être...
18 juin 2009
Campanules
J'aime ces fleurs simples et lègères à la discrète transparence subtile et aux tons délicieusement fanés qui jouent avec la lumière et s'illuminent soudain d'un violent éclat violet...
"Le gazon soleilleux est plein
De campanules violettes"
"La nature, comme une abeille,
Est lourde de miel et d'odeur,
Le vent se berce dans les fleurs
Et tout l'été luisant sommeille."
"De lumineuses araignées
Glissent au long d'un fil vermeil,
Le coeur dévide du soleil
Dans la chaleur d'ombre baignée."
Anna de Noailles
(Extraits de Les saisons et l'amour)
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et, parce que j'ai oublié hier...


(alias Chouette, sur le blog)
17 juin 2009
Rencontre...
Pas de grand billet aujourd'hui, car à midi, je rencontre une "voisine" bloggeuse,
copinaute de longue date !... :)

Première confrontation du monde des blogs à la vraie vie
après beaucoup d'hésitation ! (Oui, C. je te l'ai déjà dit, je suis très timide !)
Mais je suis confiante... Elle aussi est stressée ! :)
Allez on se lance !.......
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Edit de 15h
Un rendez-vous pile à midi
deux filles pile à l'heure qui se "reconnaissent" de loin
un soleil estival qui fait craindre les coups de soleil
un déjeuner en terrasse "comme en vacances"
des bavardages et des rires
Disparue la timidité !
Expérience à renouveler !
Merci Claire !
16 juin 2009
Un rêve bleu...
"Je me souviens d'une extraordinaire prodigalité d'iris, en mai... Mille et mille iris, un massif d'azur avoisinant un massif jaune, un violet velouté confronté à un mauve très pâle, iris noirs couleur de toile d'araignée, iris blancs qui fleurent l'iris, iris bleus comme l'orage nocturne et iris du Japon à larges langues... Il y avait aussi les tigridias et leurs oripeaux de saltimbanques magnifiques... Mille et mille iris, occupés de naître et de mourir ponctuellement, sans cesse..."![]()
(Extrait de Flore et Pomone)

"J'ai brisé, qui semblait un bleu regard de l'air,
L'iris du silence et des fabuleux rivages;
J'ai pris la tige verte entre mes doigts sauvages
Et j'ai mordu la fleur comme une faible chair. "
Pierre LOUYS


























