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Des petits bouts de moi...

27 septembre 2016

Hortensia vert

hortensia vert

Haïkus – Hortensia vert

Un hortensia vert
A déplié ses pétales
Automne à rebours

Tache de lumière
Sur l’ocre des fleurs séchées
Printemps à l’envers

L’automne a trempé
Son pinceau dans le pot vert
D’un printemps fané.

© Marie-Line Saltel-Bayol - 26/09/2016

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22 septembre 2016

Haïkus de fin d'été

haie-002

 

Haïkus – Fin d’été

Collier de saison
L’aube a mis des perles d’or
                              Au cou de l’été                             

Le soleil mouillé
Accroche ses rayons blancs
Sur le fil du temps.

Un matin d’automne
Ebouriffée de rosée
La haie se réveille

© Marie-Line Saltel-Bayol - 22/09/2016

 

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20 septembre 2016

Papillon

paon du jour 1

Haïkus - Papillon

Bercé par le vent
Tu maquilles d’automne
Les fleurs du jardin

Vole papillon
Tes ailes me regardent
Et l’été s’enfuit.

© Marie-Line Saltel-Bayol– 20/09/2016

paon du jour 2

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18 septembre 2016

L'Inquiète

Pour changer un peu, et parce que je n'écris pas que des nouvelles, un poème écrit sur la dernière oeuvre de mon ami Pierre Mouzat, le "sculpteur de l'équilibre", intitulée "L'Inquiète". 

inquiete

 L’inquiète

 

 Femme nue offerte aux regards crus tu te croyais pudique et tu livres tes chairs aux appétits sordides des voyeurs affamés. Ton bras armure vaine enlace ton corps las. Tu oses à peine lever sur eux tes yeux noyés d’orage quand l’averse drue de tes craintes te ploie sous le vent des angoisses imposées. Tu t’agrippes à la terre comme l’éclair foudroie, et l’extrémité infime de toi qui têtue s’enracine te crée statue de sel promise à l’abîme. Ils te vouent à la chute, mais tu te nourris d’eux et de leurs certitudes. L’équilibre est instable entre la peur muette et l’œil inquisiteur. Toi tu choisis l’envers de l’enfer défendu et tu défies d’en bas leur injuste fierté. Tu ne tomberas pas. 

Femme inquiète tes mains se nouent indestructibles et un sourire déteint déchire ton visage. C’est ta réponse froide aux faucheurs de bonheur. Ton insolence ultime.


© Marie-Line Saltel-Bayol – 16/09/2016
Sur la sculpture « L’inquiète » de Pierre Mouzat

 

l'inquiete

 Maecene Arts organise une exposition à Bordeaux, «Les talents Maecene Arts font les Chartrons» en partenariat avec la Ville de Bordeaux. La Halle des Chartrons accueillera du 5 au 19 octobre 2016 les oeuvres de Pierre MOUZAT, confirmé comme le sculpteur de l'équilibre, des bronzes sans socle, dont sa dernière oeuvre "L'inquiète", sur 3 orteils.

Posté par Line SB à 17:54 - Poésie - - Votre grain de sel [1] - Permalien [#]

12 septembre 2016

Un été d'hortensia

été d'hortensia


Haïkus - Un été d’hortensia

Le papier crépon
De tes pétales roses
Dans le soleil clair

*

Tu froisses l’été
Bouquet de couleurs passées
Saison oubliée

*

Le temps a passé
Sur ta palette fanée
Traces d’automne.


© Marie-Line Saltel-Bayol – 12/09/2016

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09 septembre 2016

Ciel et eau...

reglement nv LLH

ciel et eau LLH


Ciel et eau

 

          Pierre était ce que l’on appelle un enfant turbulent, et ses parents devaient bien s’avouer que le voir partir en vacances chez ses grands-parents leur faisait plutôt plaisir ! Au moins autant qu’à lui, qui du haut de ses huit ans, n’avait jamais connu de plus grande liberté que dans ce village un peu perdu de l’Aveyron d’où était originaire son papa, qui lui, n’avait eu de cesse de partir à la capitale et d’oublier ses racines campagnardes. De longues semaines à l’avance, il pensait à tout ce qu’il ferait une fois là-bas, aux bons plats que sa mamie lui préparerait, aux parties de cache-cache et de pistes aux trésors que ses cousins lui auraient réservées, et surtout à cette partie de pêche que Papiri lui avait promise aux dernières vacances. Mélina et Henri étaient des grands-parents en or. Pierre le sentait sans même le comprendre. Il savait qu’avec eux, il passerait les meilleures vacances possibles. Ils avaient toujours quelque chose à lui apprendre, et avec eux il se sentait « grand ». Cette fois, Papiri lui avait même dit au téléphone : « Aux prochaines vacances, je t’emmène sur la barque ! » et ça, c’était le rêve ultime, car jusqu’alors Mamina ne voulait pas au prétexte qu’il était bien trop remuant et qu’il risquait de tomber dans le Lot, « … et d’y rester ! » précisait-elle en haussant les épaules. Pierre avait donc promis par écrit dans sa dernière lettre qu’il serait « sage comme une image » (l’expression apprise à l’école lui avait plu !) et il avait obtenu gain de cause, avec l’aval de ses parents, qui savaient bien que leur fils ne serait jamais aussi bien surveillé que par ces deux anges gardiens qui ne le lâcheraient pas des yeux.

          Ce matin-là, le soleil ne brillait pas encore haut dans le ciel quand Pierre ouvrit les yeux. La veille il avait préparé ses affaires : des bottes en caoutchouc jaunes, un polo rouge, son préféré, et un pantalon de toile. La toilette fut aussi vite expédiée que le petit-déjeuner.
- « Mais ne te tortille pas comme ça, ver de terre ! » lui répéta Mamina, tandis qu’il enjambait le banc pour courir à l’atelier rejoindre son grand-père. Les cannes à pêche étaient déjà prêtes.
La rivière n’était pas très loin. Au ponton, la barque bleue les attendait.
Pierre embarqua fièrement avec Papiri, même si le léger tremblement du bateau ne le rassurait qu’à moitié. Mais il finit par s’asseoir et regarda la rive s’éloigner au rythme des coups de rame qui fendaient l’eau sombre. Puis la barque s’immobilisa et l’enfant écouta avec application les explications du vieil homme. Il accrocha avec application un ver à son hameçon. Enfin il y était ! Il pêchait, comme un grand. Et il était sûr de ramener pour le repas du soir une pêche miraculeuse qui surprendrait tout le monde. Il entendait déjà les exclamations admiratives de Mamina… Il imaginait les gardons… peut-être même aurait-il la chance de voir miroiter une truite au bout de son fil… Il guettait le moindre mouvement de l’eau. Mais les minutes passaient et rien à l’horizon… Pas la moindre garlèche… Sa nature agitée reprit le dessus et il voulut changer de place dans le bateau… Cela faisait déjà une heure qu’ils étaient là, au milieu de la rivière et Papiri comprit qu’il fallait faire diversion. Alors il dit à Pierre de se lever, et de regarder l’eau verte attentivement.
- « Regarde bien, petit ! Tu ne remarques rien ? »
L’enfant écarquillait les yeux, croyant voir apparaître un poisson scintillant dans le soleil…
Mais rien. Il regardait son grand-père d’un air interrogateur, alors celui-ci continua …
« Je vais te raconter un secret. Regarde… Regarde bien… Tu vois ces ombres Là ? Eh bien…C’est le ciel !... Il s’est jeté à l’eau ! »
L’enfant leva les yeux d’un air étonné et incrédule…. Papiri laissa le silence s’installer avant de continuer.
« Tu sais, cela faisait longtemps qu’il hésitait, qu’il piétinait ses nuages sans jamais oser franchir le pas. Les jours d’orage, il avait bien envoyé un ou deux éclairs, en éclaireurs, mais ceux-ci n’avaient pas réussi à le convaincre totalement. Toujours il se demandait si ce serait bien le bon choix.
Là-haut, il était libre comme l’air. Il pouvait suivre le cours des fleuves jusqu’à la mer. Il avait une vue imprenable. Parfois, (rarement !), il s’amusait même à inverser le courant. Par jeu. Et l’on voyait alors les vagues de l’océan rebrousser chemin et remonter à grandes enjambées les rivières jusque-là paisibles et qui ne comprenaient plus comment tournait le monde, elles qui jusqu’à maintenant avaient toujours fait leur travail consciencieusement, et qui conduisaient sans jamais se tromper l’eau des sources jusqu’aux premières vagues.  D’habitude, quand l’eau douce voyait les bouées, on ne pouvait plus la tenir. C’est qu’elle avait enfin le droit d’aller seule dans le grand bain ! Elle faisait bien quelques vagues, histoire de venir lécher les pieds des vacanciers sur les plages, mais le reste du temps, elle vivait sa vie et plus rien ne la distinguait de l’eau des autres rivières. Elle avait rejoint sa mer nourricière…. »

          L’enfant écoutait sans bouger et buvait les paroles de son grand-père. Il n’avait plus envie de gesticuler. Un papillon frôla même le bout de son nez sans qu’il ne le chasse. Un exploit !
- « Allez, Papiri… continue encore… »
Alors Henri, qui pourtant commençait à avoir chaud, se pencha encore un peu plus près de l’enfant immobile, et poursuivit l’histoire, en parlant d’une voix grave et un peu mystérieuse.
- « Tu comprends, le ciel voyait tout ça de haut. Quand il réfléchissait trop, il se couvrait et s’assombrissait. Il faut dire qu’il était un peu ombrageux. Il est vrai que lui ne pouvait pas dire « aide toi, le ciel t’aidera », puisque c’était lui, le ciel… Pour se changer les idées, il montait quelquefois au 7ème, mais il avait un peu le vertige et craignait de nous tomber sur la tête, à trop se pencher.  D’ailleurs on voyait bien qu’il était songeur, puisque même l’eau se ridait à le contempler.
Quand il était calme et serein, il s’éclaircissait et prenait une belle teinte bleu azur dont l’eau verte des rivières était jalouse. Tu vois, le Lot aurait bien aimé être aussi bleu que lui… Mais lui aurait aimé avoir cette couleur émeraude changeante. Il en avait l’eau à la bouche. Voir les rivières envieuses ne faisait qu’apporter de l’eau à son moulin. C’était son rêve. Et cela durait depuis que le ciel était ciel. »
- « Et alors, qu’est-ce qu’il a fait, le ciel ? » s’impatientait l’enfant en triturant sa casquette.
Papiri jeta discrètement un œil à sa montre. L’heure du déjeuner approchait. Mamina allait encore les gronder d’être restés si longtemps sur l’eau. Alors il reprit d’un ton encore plus grave :
- « Je vais te le dire, Pierre, ce qu’il a fait, le ciel. Mais tu me promets de ne le répéter à personne, hein… C’est un secret et j’ai juré au ciel de ne jamais trahir sa confiance... » 
L’enfant acquiesça d’une mine sérieuse.
« Eh bien voilà… Un jour où le soleil brillait comme aujourd’hui, le ciel prit une grande décision. Il regarda sous lui… En bas, deux petits nuages faisaient des ronds dans l’eau. Il se dit qu’il ne serait pas dépaysé. Alors il ferma ses yeux étoilés, aspira une grande goulée d’air, retint son souffle, et se laissa glisser… Personne ne s’aperçut de rien !
Lorsque le ciel se décida à enfin ouvrir les yeux, il sut qu’il ne s’était pas trompé. Il se sentait bien. L’eau était fraîche et claire et pourtant il continuait à flotter, paisible, tout là-haut.  Quelques arbres, curieux, plongeaient leur tête pour l'observer de plus près. Il vit que deux nuages malicieux l’avaient suivi et jouaient maintenant joyeusement à 1,2,3 Soleil au milieu des cheveux d’herbe de la rivière. D’autres, dans l’azur, s’amusaient à saute-moutons. Le ciel réfléchissait. L’eau aussi. Il comprit alors que lui et l’eau ne faisaient qu’un… et qu’il avait bien fait de se jeter à l’eau !...»

          Pierre leva les yeux au ciel, puis les plongea dans les reflets bleu-vert. Il souriait. Désormais, il ne regarderait plus jamais l’eau de la rivière de la même manière. Mais il garderait le secret ! Il avait promis ! Son ventre gargouilla soudain. Papiri haussa un sourcil.
Ils n’avaient rien pêché. Mamina allait faire les gros yeux, mais eux avaient l’eau à la bouche…
A cet instant, un poisson vint frôler la surface et le petit garçon aurait juré qu’il lui avait fait un clin d’œil !

© Marie-Line Saltel-Bayol - Eté 2016

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08 septembre 2016

Dernière nouvelle....

 

mediatheque LLH

Une escapade de deux jours sous le soleil, en Aveyron et dans le Lot, parce que j'avais écrit une nouvelle, dans le cadre d'un concours organisé par la médiathèque d'un joli village Aveyronnais, Livinhac le Haut, et que j'ai été récompensée. J'ai rencontré des gens charmants, pleins d'enthousiasme, et qui prouvent que la culture et l'art n'ont pas leur place que dans les grandes villes ; et je suis revenue avec de beaux livres sur l'Aveyron, le roman d'une auteure locale (Régine Foulquier) qui présidait le jury, le coeur rempli de chaleur et de soleil, au sens propre comme au figuré... et l'envie de renouveler l'expérience ! Merci encore aux organisateurs, aux membres de la médiathèque de Livinhac, et à des amis qui se reconnaîtront (Merci Martine et René) pour leur accueil, leur générosité, avoir bien voulu m'héberger et faire de ce week-end de vraies mini-vacances estivales !

Prix nouvelle

2016-09-03 Lot et Aveyron (Livinhac le Haut)
Si vous êtes sages, je publierai la nouvelle  ici... 

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26 août 2016

Haikus d'été

Des mots qui vont bien avec l'encre signée René Laurensou et la lumière de l'été

C16 - 4279 - 30x42 - Nat -v-

Haïkus – Rêve d’été

Lumière blonde
posée sur ta peau claire
Rêve bleu d’été

Echarpe jaune
Le soleil t’enveloppe
de douceur nacrée

D’un trait de plume
ton dos nu se dessine
sous mes caresses

Tes yeux s’envolent
par la fenêtre ouverte
Mon pinceau les suit.

© M-Line Saltel-Bayol 24/08/2016
sur une encre de René Laurensou – C16 4279 - 30x42 N

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